Quand le désert devient atelier : Une retraite d'art-thérapie au cœur du Maroc
Quand j’ai commencé à proposer des retraites créatives, je n’avais pas imaginé en proposer à l’étranger. Je n’avais pas intégrer ça dans mon plan pour les années à venir.
C’est Racines du Désert qui a pris contact avec moi en avril-mai 2025.
Au début je n’étais pas très rassurée 🙂 Mais à force d’échanges avec Isabelle de Racines du désert, j’ai dû me rendre à l’évidence : le projet avait l’air plutôt sympathique 🙂
L’immensité comme premier outil thérapeutique
Avant même de sortir un pinceau, avant même de poser les mots « art-thérapie », le paysage avait déjà commencé son travail.
Arriver dans le désert, c’est faire l’expérience d’une désorientation douce. Les repères habituels — les bruits de la ville, les écrans, les agendas — s’effacent progressivement On se retrouve face à quelque chose d’immense et de silencieux.
Les dunes ne demandent rien. Elles n’attendent rien de toi. Et c’est précisément dans cette absence d’attente que quelque chose en soi commence à respirer différemment.
Le sable, le ciel, la couleur
Il y a dans le désert une palette que je n’avais vue nulle part ailleurs (et j’ai d’ailleurs proposé un atelier sur cette thématique). L’ocre profond des dunes, le bleu du ciel, le noir étoilé de la nuit .. un bonheur pour les yeux !
Ces couleurs ne s’observent pas — elles se ressentent. Elles appellent quelque chose de viscéral, de préverbal, exactement là où l’art-thérapie aime travailler.
Proposer de créer dans un tel cadre, c’est offrir à chacun une toile qui l’entoure de toutes parts. La création ne commence plus sur une feuille blanche — elle commence dès le lever, dès que le regard se pose sur le monde.
Ce que j’ai appris en organisant cette retraite
Organiser une retraite d’art-thérapie dans le désert, c’est accepter d’être soi-même challengée par ce qu’on propose aux autres.
J’avais préparé des temps de création. J’avais pensé à la logistique, aux outils de création, aux thèmes que je voulais aborder… Mais le désert a réécrit mon programme à sa façon. Il m’a appris que l’espace lui-même est un co-thérapeute.
J’ai dû accepter (après une lutte contre moi-même) que l’art-thérapie était une ponctuation pendant cette retraite et non l’objet de ce séjour.
Un espace hors du temps
Le désert suspend le temps. Non pas au sens où l’on s’y ennuie, bien au contraire, mais au sens où les heures perdent leur tyrannie. On se lève avec la lumière, on s’arrête avec elle.
Cette déconnexion du temps linéaire est, à elle seule, thérapeutique. Dans notre quotidien saturé, nous vivons rarement dans nos journées — nous les traversons. Dans le désert, chaque moment a un goût, une texture, une densité.
Et c’est dans cet espace-là que la création peut vraiment advenir.
Pour aller plus loin
Cette expérience m’a confirmé ce que je pressentais depuis longtemps : les lieux de nature sauvage sont des partenaires extraordinaires pour le travail thérapeutique. Le désert, avec sa beauté apaisante, sa lumière changeante, son silence habité, tout cela crée des conditions rares pour toucher à ce qui est essentiel en soi.
Si tu as une aspiration à rejoindre une prochaine retraite, ou simplement l’envie d’en savoir plus sur cette forme d’accompagnement, je serais heureuse d’en parler avec toi.
Le désert ne guérit pas. Mais il crée les conditions parfaites pour que tu te guérisses toi-même.









