Bilan de mi-parcours | émoi et moi | Accompagnement art-thérapeutique à distance

Génèse | Partie 1

C’est drôle la vie parfois, quand même.

A l’origine (en 2017 donc), Marguerite émoi c’était des ateliers pour les enfants uniquement. Je voulais travailler avec les enfants, rencontrer les enfants, parler aux enfants, proposer aux enfants, bref, ne voir que des enfants. 

Facile ou pas facile le public des enfants ?

Pas si facile, mais tellement authentique et tellement doux. S’ils aiment : on le sait de suite, s’ils n’aiment pas : ils savent aussi nous le montrer. Donc pas de faux semblants, pas de mauvaises interprétations. De la joie en barre avec eux, des moments extraordinaires de découvertes, d’explorations et de confiance aussi.

Mais, Marguerite repousse sans cesse ses propres limites. Et les miennes aussi par la même occasion. 

Alors j’ai ouvert les ateliers aux seniors à La Résidence Le Poirié Doré à Villeneuve-sous-Pymont (39). C’était en 2018, des ateliers pour occuper les mains fragiles, les mains qui ne savent plus faire comme avant, les mains délicates, les mains terrifiées. Faire du beau, décorer les couloirs, organiser une exposition, etc.

Ma casquette de médiatrice artistique se régale, mais c’est aussi très challengeant de travailler auprès d’un public que je ne connais pas du tout et qui, dans un premier temps : me faire peur.

La peur de mal faire, de faire mal physiquement en guidant une main perdue, que mes propositions ne plaisent pas aux participants, de décevoir l’équipe qui m’a recruté… des peurs légitimes qui viennent border mon sentiment de l’imposteur (coucou je suis toujours là).

Par la force des choses, j’ai ouvert mes ateliers aux adultes et ados avec le concept du « Co-drawing » à la Douce Heure (encore dans le Jura). 

Un concept simple qui tourne autour du dessin méditatif que je pratique moi-même. Maintenant le nom qui s’en reproche serait « doodling ». 

Un espace ouvert aux adultes et ados (accompagnés), pour dessiner et même exposer sur les murs du salon de thé. 

Mon premier contact avec les adultes.

J’ai peur des adultes depuis toute petite finalement.

De leurs exigences, de leur hostilité, de leurs visages fermés que je n’arrive pas à lire. 

Parce que moi j’ai besoin de lire vos visages pour comprendre. Et si le message n’est pas clair, cela m’embrouille et me fait perdre mes moyens. 

Alors j’ai mis du temps à arriver aux adultes.

Mais eux n’ont pas mis du temps à me faire confiance 🙂

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