Le carnet de deuil : un outil d’accompagnement en art-thérapie.
Pourquoi le carnet de deuil ?
Le deuil est un processus qui échappe souvent aux mots. Face à une perte — celle d’un proche, mais aussi celle d’une capacité, d’un rôle, d’un lieu de vie —, la parole seule peut se révéler insuffisante, voire inaccessible. Le carnet de deuil propose un espace tiers : ni tout à fait intime comme un journal personnel, ni tout à fait thérapeutique comme une séance verbale, il se situe entre les deux.
J’ai choisi d’intégrer cet outil thérapeutique car j’ai eu l’opportunité de le tester sur moi et de voir les changements qui se sont opérés à la suite de la réalisation de mon carnet.
J’ai aussi envie de vous accompagner dans les processus naturels de la vie.
Des périodes compliquées, aux émotions tumultueuses, la création du carnet de deuil amène clarté et apaisement.
Concrètement, ce carnet permet de :
- Donner une forme tangible à ce qui reste souvent diffus ou submergeant
- Créer une trace dans le temps, que la personne peut consulter, reprendre, faire évoluer
- Offrir un rythme : on n’écrit ou ne dessine pas tout d’un coup, le carnet accompagne la durée du deuil plutôt que de la figer
- Déposer ce qui doit l’être : tout ce qui vient, pour lui donner la place d’exister encore, sans se censurer.
Pour qui ?
- Les personnes en deuil d’un proche
- Les personnes âgées en EHPAD, confrontées à des pertes multiples et successives (deuils de proches, mais aussi deuil du domicile, de l’autonomie, du corps d’avant)
- Les aidants, souvent en deuil anticipé ou en deuil silencieux, peu reconnu socialement
- toute autre personne confrontée à un deuil : dans le cadre d’une séparation, divorce, éloignement géographique, perte d’un animal de compagnie, perte de repère, changement de maison, d’école, etc
Dans quelles mesures / comment ça se déroule ?
Le carnet de deuil n’est pas un protocole figé. Il se propose, se façonne au rythme de la personne :
- Le support — on fabrique ensemble un carnet tout simple avec des feuilles blanches
- L’entrée en matière — après une première explication autour du carnet de deuil et la création de celui-ci, on va se l’approprier (couverture à décorer, première page à explorer..)
- Le contenu — on y retrouve des photos, des mots, des lettres, des couleurs, des images de magazines, etc. Tout ce qui fait sens pour vous page après page.
- La fréquence — le carnet est notre fil rouge. Il est utiliser à chaque séance. Les pages se rempliront de souvenirs, de respiration et de vie.
- Ce qu’il devient — vous gardez votre carnet. Vous pouvez continuer de le faire vivre bien après nos séances. Continuer de l’habiter, de le visiter. Et voir le chemin parcouru.
Une posture, pas une technique isolée
Le carnet comme ancrage matériel du vécu.
Ce carnet s’inscrit dans une approche plus large, où il se combine parfois avec d’autres outils — le focusing pour accueillir ce qui se passe dans le corps, l’art-thérapie en toile de fond pour laisser émerger sans passer par l’explication.
En pratique
Je propose cet atelier autour du carnet de deuil en Maison d’Arrêt (rupture avec la famille, perte de liberté, perte de repères..), mais aussi aux aidants (pour souffler, travailler en deuil qui se fait progressivement, le deuil de la vie d’avant..).
Mes ateliers sont disponibles à Dinan, mais aussi partout en Bretagne en présentiel ou en visio toute l’année.
Pour prendre RDV ou réserver un atelier, merci de me contacter par mail : marguerite.emoi@gmail.com
